La méditation comme consolation
Article publié en mars 2024
La méditation nous console parce qu’elle nous apprend à aborder nos souffrances, à les reconnaitre et à les accueillir. On s’arrête également sur les moments heureux de notre existence, ce qui les fait entrer plus profondément en nous.
En nous faisant basculer dans un autre univers, la méditation nous aide écarter les problèmes à résoudre pour se concentrer sur les paroles de consolation. Comme une bougie qui ramollit la cire de nos certitudes, elle a un effet adoucissant sur nos défenses mentales et nos rigidités en général. C’est précieux quand nous voulons laisser entrer le réconfort en nous, au plus profond de nous.
La vertu de la méditation est double : elle est une consolation en elle-même, venue du dedans, mais elle aide aussi à recevoir toutes les consolations venues du dehors.
La méditation transforme les consolations de l’esprit en consolations du cœur, les introduit dans le corps. Et le corps possède une meilleure mémoire que l’esprit. Il n’oublie jamais le bien qu’on lui a prodigué.
Rien n’est jamais fini…
Consoler, c’est mettre de la joie, au moins un tout petit peu de joie, dans le cœur. Ne serait-ce que le temps d’un morceau de musique. Cela naît d’un mot, d’un geste, d’une parole, d’un effort, qui nous fait du bien. Ce bien ne dure qu’un instant, puis il s’efface, et le chagrin revient.
Pourtant, cet instant nous maintient en vie, il nous offre un imperceptible élan, jusqu’au bonheur suivant. Alors la lumière vacillante de la consolation nous indique une issue au loin, et sa voix imperceptible nous murmure : « Rien n’est jamais fini. Il suffit d’un bonheur pour que tout recommence. » Avec sagesse et bienveillance, cela vaut de l’or !
Quelques règles de consolation
- Développer en soi l’esprit du débutant, cette attitude de fraîcheur et de curiosité mentale.
- Regarder le ciel et les étoiles le plus souvent possibles, car la consolation est un mouvement vaste et profond qui a besoin d’espace.
- Affronter et accepter ce qui nous vient, puis savourer ce qui mérite de l’être.
- Respirer en pleine conscience.
- Et surtout… Tout éprouver, retenir ce qui est bon.