La belle histoire du cheval de peluche

Un jour, le petit lapin demanda au cheval de peluche, qui traînait dans le coffre à jouets depuis longtemps :
« Qu’est-ce qu’être vrai ? Et cela fait-il mal ? »
Le cheval de peluche, qui disait toujours la vérité, répondit :
« Parfois, oui, cela peut faire mal. Mais quand on est vrai, la douleur n’a plus d’importance. »
« Est-ce que ça arrive d’un coup, comme lorsqu’on remonte notre ressort, ou petit à petit ? » demanda le lapin.
« Jamais tout d’un coup, » dit le cheval. « On le devient petit à petit. Cela prend du temps. C’est pourquoi cela arrive rarement à ceux qui se cassent facilement ou qu’on doit ranger soigneusement. »
« Et comment sait-on qu’on est devenu vrai ? »
« On a perdu presque tous nos poils, nos yeux pendent, nos articulations sont faibles… et on est bien usé. Mais tout cela n’a aucune importance. Une fois vrai, on ne peut plus être laid, sauf aux yeux de ceux qui ne comprennent pas encore. »

Message clé à retenir :
Être vrai est un processus : cela se construit lentement, pas instantanément.
La vérité intérieure exige du courage : elle laisse parfois des traces visibles, mais elles n’enlèvent rien à la beauté essentielle.
L’authenticité transcende le jugement : ceux qui ne comprennent pas peuvent trouver cela “laid”, mais cela n’a aucune importance pour celui qui est vrai.

« Être vrai ne se fait jamais d’un coup.
On devient vrai petit à petit, même si le chemin laisse des marques.
La vérité peut faire mal, mais cela n’a pas d’importance.
Quand on est vrai, on ne peut plus être laid, sauf aux yeux de ceux qui ne comprennent pas.
Les égratignures et la fatigue ne diminuent pas notre beauté intérieure.
Être vrai, c’est accepter d’être fragile et usé tout en restant complet. »

                                                                                                              L’Instant K, Karine Gerster

 

 

 

 

 

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